APPROCHE GÉNÉRALE

L’approche générale du BMA tient en quatre points :

 

QUALITÉ ET DISCUSSION

Pour le bouwmeester, la qualité architecturale ne se définit pas strictement en termes esthétiques, mais également, et surtout, en termes de qualité spatiale. La qualité spatiale est le résultat d’une association multiple : l’insertion dans le tissu urbain, la fonctionnalité et la convivialité du bâtiment ou du lieu, l’interaction sociale générée par le projet, sa durabilité, son économie de moyens, etc. Elle est également issue d’un processus efficient en amont ainsi que du soutien de la population et des utilisateurs.

Ainsi, la qualité spatiale stimule le vivre ensemble et questionne nos valeurs sociales. D’où l’importance d’une discussion bien menée, permettant de faire ressortir une définition commune de la qualité spatiale d’un projet. Le rôle du bouwmeester est donc ici de veiller à ce que cette discussion ait lieu, dans de bonnes conditions. Une discussion qui se doit d’être transparente, argumentée et qui tienne dans le temps, le tout afin que la définition de qualité spatiale devienne une valeur partagée par toutes les parties.

 

TRANSVERSALITÉ ET INDÉPENDANCE

Bruxelles est complexe, aussi bien spatialement et socialement qu’administrativement. Il est donc primordial, pour le bouwmeester, de jeter des ponts entre les différents acteurs impliqués dans le développement urbain, tant au niveau des acteurs publics (administrations, pouvoirs institutionnels) que privés (maîtres d’ouvrage, promoteurs immobiliers) mais également au niveau des habitants, des utilisateurs ou encore des associations et citoyens engagés se mobilisant pour améliorer la ville. Jeter des ponts mais également stimuler un développement urbain cohérent, telle est l’approche du bouwmeester.

Pour mener cette mission à bien, il est primordial que le bouwmeester soit considéré comme neutre. Il ne soutient pas l’un ou l’autre secteur mais rassemble les personnes, services, disciplines et vise une approche globale. Tout en faisant rapport au Gouvernement, le bouwmeester doit être en mesure d’exprimer des avis indépendants à l’égard des projets qu’il aborde.

 

PASSAGE À L’ACTE

Bruxelles se montre ambitieuse dans son renouvellement urbain, pourtant cela ne se traduit pas toujours directement en réalisations sur le terrain. Avec le travail du premier bouwmeester, Olivier Bastin, un climat favorable en matière d’architecture et d’urbanisme a été construit, via notamment l’introduction de la culture du concours de qualité.

Le moment est donc venu, avec le deuxième bouwmeester Kristiaan Borret, de passer à l’acte et d’enclencher davantage de réalisations qualitatives témoignant de la dynamique en matière de développement urbain dont bénéficie Bruxelles.

 

ÉLARGIR ET APPROFONDIR

Les bases de la mission ont été jetées par le premier bouwmeester. Il s’agit maintenant d’aller encore plus loin en élargissant et approfondissant son champ de travail, via davantage de concours, de procédures, de maîtres d’ouvrage et de missions. Des concours qui visent les maîtres d’ouvrage publics comme privés, sur une échelle urbanistique.

Dans ce cadre, un accompagnement plus intensif a été mis en place, en amont et en aval de la conception du projet. En amont, via la méthode de research by design qui contribue à une meilleure compréhension de la Région en termes d’espace. En aval, avec le principe de chambre de qualité qui implique le bouwmeester dans le suivi des projets pour en garantir le bon déroulement jusqu’à leur réalisation.

 

Consultez la note d’orientation de Kristiaan Borret en cliquant sur la vignette:

PLAN CANAL

En 2015, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a initié le Plan Canal dans la partie centrale de la ville, de part et d’autre de la voie d’eau. Le Gouvernement s’est donné 10 ans pour concrétiser ses ambitions.

Le territoire du canal est un espace en mutation, stratégique pour le développement de la Région de Bruxelles-Capitale. C’est dans ce cadre que, en 2012, l’architecte, urbaniste et paysagiste français Alexandre Chemetoff a été désigné à l’issu d’une compétition internationale pour développer le Plan directeur pour le territoire du canal. Les objectifs de ce Plan directeur sont les suivants:

  • Conserver l’activité économique en ville, rapprocher les lieux de travail et de résidence ;
  • Créer des logements répondant aux besoins liés à l’essor démographique et aux ressources de tous les profils de ménages ;
  • Créer des espaces publics conviviaux et fédérateurs en valorisant l’axe du Canal, la redécouverte de la Senne, les franchissements du Canal comme éléments de liens entre les quartiers ;
  • Créer les conditions d’une ville ouverte (aux différentes fonctions, aux différentes populations, etc.) dans un territoire caractérisé comme étant le lieu d’accueil des nouvelles populations de la Région bruxelloise.

C’est sur cette base qu’en 2015, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale met en oeuvre le Plan Canal, avec comme “pilote” de la vision Plan Canal, le bouwmeester de la Région. Il s’agit maintenant de concrétiser les objectifs de Chemetoff, ce qui implique:

  • De créer et favoriser la mixité fonctionnelle en travaillant sur les formes urbaines et les programmes permettant la compatibilité des fonctions ;
  • De rationaliser l’usage du sol et de rechercher une utilisation intensive de celui-ci ;
  • De partir des espaces publics pour conditionner la forme de la ville.

Le Gouvernement s’est donné 10 ans pour concrétiser ses ambitions sur le territoire du canal. Pour mobiliser les potentiels de ce dernier, il a défini un périmètre opérationnel de 700 hectares, dont 300 hectares de foncier public et a mandaté une équipe dédiée, qui réunit plusieurs organismes publics bruxellois. Cette équipe fonctionne selon une méthode originale, basée sur la co-construction et un urbanisme de projets. Elle est constituée

  • Du BMA, garant de la vision générale du Plan Canal et exerçant sa mission de conseil pour garantir un haut niveau de qualité architecturale et urbaine ;
  • De la cellule Research by Design du BMA, qui retranscrit par le dessin les ambitions du Plan Canal et contribue à l’évolution des plans des projets ;
  • De perspective.brussels, le Bureau Bruxellois de la Planification, en charge des missions de planification, d’élaboration et de suivi du cadre réglementaire ;
  • D’une équipe Plan Canal à la Direction Urbanisme de la Région, en charge de l’instruction de toutes les demandes de permis régionaux dans le périmètre du Plan Canal, qui intervient en amont des dossiers et jusqu’à la délivrance des autorisations d’urbanisme ;
  • D’une équipe de chefs de projet à la Société d’Aménagement Urbain (SAU). La SAU est chargée de la mise en œuvre opérationnelle du Plan Canal. Le périmètre opérationnel de celui-ci étant l’une des zones d’intervention de la SAU dans lesquelles elle dispose d’une maîtrise foncière limitée, elle y joue, d’une part, un rôle de coordinateur et, d’autre part, dans certains cas, un rôle d’opérateur.

Le Plan Canal est un projet collectif. Les communes et tous les services régionaux concernés sont associés à la définition de tous les projets.

Pour plus d’informations sur le plan Canal >>> www.canal.brussels