[EVENT] Trans-Faire

Exposition Label BMA #3

Entre 2022 et 2024, le Label BMA a soutenu 9 propositions non sollicitées, issues de la société civile, de la recherche ou de la pratique professionnelle. Grâce à  un budget d’amorçage, un accompagnement et une visibilité, le Label BMA a favorisé l’émergence de nouvelles idées pour Bruxelles.

Aujourd’hui, BMA vous invite à l’exposition « Trans-faire », une recherche soutenue dans le cadre du Label BMA #3, menée par le collectif L’Equipe entre 2024 et 2026 qui explore les liens possibles entre l’artisanat de la carrosserie, l’architecture et le design. Elle s’intéresse aux techniques, aux outils et aux gestes propres à la carrosserie, mais aussi à ses formes et à ses codes esthétiques. L’ambition est de porter un autre regard sur cet artisanat bruxellois et d’explorer comment ses savoir-faire peuvent nourrir d’autres pratiques créatives.

Les résultats de cette recherche sont aujourd’hui réunis dans une publication qui sera présentée au public ans le cadre de cette exposition.

La publication se décline en trois volets. D’abord une série d’entretiens avec des artisans et des artistes qui, à  travers leurs expériences et leurs pratiques, explorent les liens entre la carrosserie et d’autres disciplines créatives : les techniques partagées, les influences réciproques, les similitudes dans les gestes ou encore les possibilités de transfert de savoir-faire.

Le deuxième volet prend la forme d’un atlas visuel qui met en relation des images issues de l’univers de la carrosserie avec celles d’autres domaines artistiques et culturels. Par des rapprochements parfois inattendus, il invite à observer autrement les formes, les matériaux, les gestes et les esthétiques de cet artisanat, et à découvrir des correspondances qui dépassent les frontières entre les disciplines.

Enfin, le troisième volet propose une réflexion critique sur les codes esthétiques de la carrosserie, à travers un essai de Vivien Philizot intitulé Kitsch, bad taste, Scheiße. En prenant le tuning comme point de départ, l’auteur interroge les notions de kitsch et de « mauvais goût », mais aussi la manière dont ces esthétiques, associées à certains milieux sociaux et culturels, peuvent être reprises et réinterprétées dans d’autres champs artistiques.

À travers ces trois approches — témoignages, exploration visuelle et réflexion théorique — la publication propose un regard pluriel sur la carrosserie, à la croisée de l’artisanat, de l’architecture et du design.